Michelle Gisin : « J’adore courir à Sölden, c’est une course magnifique »
A un peu plus de deux semaines de l’ouverture de la Coupe du monde dames, Michelle Gisin fait le point sur sa préparation estivale, nous parle de Sölden, de son impatience de se retrouver dans un portillon de départ et de son rêve de gagner la descente de Val d’Isère.
Copyright photos Michelle Gisin
Comment s’est déroulée votre inter-saison dans ce
contexte si particulier de la crise sanitaire ?
J’ai d’abord fait une petite pause en Suisse à la maison
avec mes parents car je ne pouvais pas aller rejoindre mon copain. J’ai ensuite
démarré très tôt l’entraînement physique et j’ai eu beaucoup de temps pour cela.
J’ai beaucoup travaillé sur l’explosivité et je me suis amélioré.
J’ai beaucoup skié ces deux derniers mois sur les glaciers,
c’était très intensif. Je me réjouis d’être bientôt dans un départ car cela
fait trop longtemps que je n’ai pas couru !
Avez-vous testé du matériel en particulier pendant vos
stages de ski sur les glaciers ?
On a beaucoup travaillé cet été. Déjà l’an passé, j’avais
commencé à tester des skis plus longs pour le slalom. J’ai eu un peu de difficulté
au début. Cette année, il y a Petra Vlhova qui pousse très fort dans cette
direction avec des skis plus longs en slalom. C’est une évolution qui se passe
très bien pour moi. Je me sens vraiment bien sur mes skis.
Durant la saison dernière, vous avez marqué des points
dans 5 disciplines différentes. Dans laquelle avez-vous le plus
progressé ?
C’est en
Géant. J’adore courir le Géant car pour moi c’est vraiment le cœur du ski, le cœur
de toutes les disciplines. C’est vraiment cool les pas en avant que j’ai fait
en Géant. Et je suis proche du Top 10 dans cette discipline !
Dans 17 jours, c’est le Géant d’ouverture de cette
nouvelle saison de Coupe du monde à Sölden. Vous aimez skier sur cette
piste ?
Oui j’adore courir à Sölden, c’est vraiment une course
magnifique. L’ambiance va manquer cette année mais la piste est géniale. On
part, c’est un peu plat au début mais après il y a ce grand mur qui est
surement le plus raide et le plus long de la Coupe du monde. J’adore la sortie
du mur sur le plat, c’est un peu ma spécialité ce qui me donne des possibilités
pour skier très vite.
Dans le dernier plat, ça brule dans les jambes. C’est un Géant qui est très long et qui se coure à une altitude importante. C’est vraiment très intéressant de skier à Sölden.

Y a-t-il une course que vous rêvez de gagner durant cette
prochaine saison ?
Oui, la descente à Val d’Isère. J’ai fait ma première
descente en Coupe du monde à Val d’Isère. J’étais en tête après le premier plat
et j’ai terminé 7ème.
C’était ma première course en descente, c’était un résultat
incroyable. Et depuis, je n’ai pas pu courir de nouveau en descente à Val d’Isère
à cause du mauvais temps. C’est une superbe belle descente que j’adore.
C’est un rêve de gagner là-bas. Aussi parce qu’on peut
gagner une vache !
Samedi la FIS annoncera la station qui va organiser les
championnats du monde de ski alpin en 2025. Vous êtes ambassadrice de la candidature
de Crans Montana. Vous êtes confiante ?
C’est une compétition très difficile car tous les autres candidats
sont très forts. Nous aussi, on a fait un gros travail. Je suis très fière et
contente de faire partie de la candidature de Crans Montana.
On verra samedi ce qui va se passer. On croise tous les
doigts pour avoir de nouveau les championnats du monde de ski alpin en Suisse.

